MARiONNETTE
C'est toujours la même chose, même l'eau me brûle. Je ne pense pas aux autres ni à moi. Je sais pas, je n'arrive pas à avancer seule. On ne m'oublie pas, mais on ne m'aide pas. je dois disparaître. La pluie assombrit mon visage, elle coule partout sur mon corps, c'est la seule étreinte à laquelle j'ai droit. Comment un être humain peut il aimer les siens? Nous ne pouvons nous aimer, n'es-ce pas? Nous ne voyons que nos défaults, qui verra nos qualités iréelles ? Tu sais j'ai beaucoup souffert, mais ma souffrance n'est rien. Rien du tout. Me taire ou crier. Courir ou m'arrêter. Peu importe. C'est la mort qui nous attend tous. A quoi bon pleurer ses morts si on ne pleur pas une naissance. La naissance est le commencement de la mort. Mais pourquoi tu ne comprends pas? Nous sommes tous mort, tous. Déchus et tristes. Vas n'importe où, regarde n'importe qui. Qui ne souffre pas? Qui n'a jamais pleuré? Quelque soit le chemin que tu dois emprunter tu te briseras, aussi solide sois tu. Je ne veux plus rien ressentir, je préfère tout détruire, faire tout disparaître. Denaturer ma vision, croire en quelque chose qui aurait pu exister. Parce on se rend compte de la valeur des choses, seulement quand elles ne sont plus là. Tu n'es plus là. Tu n'as jamais été la. Jamais. C'est un secret qui deviendra chagrin. La solitude ne m'a jamais fait peur, la tristesse et le doute non plus seulement, le passé et le futur me terrifient.
La souffrance n'a plus sa place sur cette Terre.